Création d’un Comité d’expert sur l’épidémiologie des tumeurs cérébrales, enfin !

En 2018, l’ARTC Pays d’Adour, inquiétée par le nombre important de tumeurs cérébrales traitées à Pau, a financé, avec le soutien du Comité des Pyrénées-Atlantiques de la Ligue contre le cancer et le Lions Club Pau Béarn, une étude épidémiologique sur les tumeurs cérébrales primitives du système nerveux central. Cette étude, menée par le Pr Luc Bauchet du CHU de Montpellier, a porté sur le quart Sud-Ouest de la France.

Le rapport en date du 18 juin 2020 a mis en évidence une importante surincidence des cas de glioblastome dans les Pyrénées-Atlantiques, et, dans une moindre mesure, dans les Landes et les Hautes-Pyrénées.

Saisie par l’ARTC, Santé publique France a confirmé en 2021 les résultats de cette étude et a promis la mise en place d’un comité d’experts avec pour mission, entre autres, de rechercher les liens de cette pathologie avec les facteurs de risques environnementaux, d’étudier l’évolution du dispositif national de recensement et de faire la promotion de la recherche en prévention des facteurs de risque.

Depuis, l’ARTC, et particulièrement la délégation Pays d’Adour, s’est battue avec constance pour obtenir la création dudit comité d’experts en procédant à de nombreuses relances vers Santé publique France, dont une dernière cosignée le 25 novembre 2024 par cinq associations de patients : ARTC, ARTC SUD, Des Étoiles Dans La Mer, Oligocyte Bretagne et Plus Cérébrale Que Nous, Tumeur !

Sans nouvelle de Santé publique France, malgré ces actions, l’ARTC a tenté une ultime démarche en écrivant, le 18 mars 2025, à Monsieur le Premier Ministre, à Madame la Ministre du Travail, de la Santé, des Familles et des Solidarités, et à Monsieur le Ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins.

Nous avons eu le plaisir, fin juin 2025, de recevoir une réponse officielle des Ministres de la Santé annonçant la nomination dudit comité d’experts.

Composé de douze membres, dont les professeurs Marc Sanson, président du conseil scientifique de l’ARTC et Luc Bauchet, auteur de l’étude épidémiologique sollicitée par l’ARTC Pays d’Adour, il s’est réuni, pour une première prise de contact, le 19 septembre 2025. Le document final des travaux du comité d’experts est prévu pour fin 2026, voire début 2027.

Gageons que ce comité pourra enfin faire avancer la connaissance sur les tumeurs primitives du système nerveux central et dégager des pistes sur les causes probables pouvant conduire à la mise en place d’une véritable prévention.

L’ARTC Pays d’Adour suivra de près l’avancement des travaux du comité d’experts.

Marie-France et Jean-Pierre Gruet

Les cellules CAR-T, un nouveau traitement pour les tumeurs du cerveau

Le Docteur Houillier est neuro-oncologue à la Pitié-Salpêtrière. Elle coordonne le réseau national des centres experts dédié aux lymphomes cérébraux, appelé LOC, labellisé par l’Institut national du cancer (INCa). Elle est pionnière dans l’utilisation des cellules CAR-T dans le traitement des lymphomes du cerveau.

À quoi correspondent les cellules CAR-T et comment agissent-elles contre les cellules tumorales ?

Il s’agit d’une forme particulière d’immunothérapie, donc d’un traitement qui renforce le système immunitaire du patient pour combattre plus efficacement le cancer. Ce traitement consiste dans un premier temps à prélever les lymphocytes T du patient, cellules qui appartiennent aux globules blancs et qui jouent un rôle important dans l’immunité. Ces cellules sont alors modifiées génétiquement au laboratoire pour qu’elles puissent reconnaître spécifiquement les cellules tumorales. Elles deviennent ainsi des cellules CAR-T (en anglais : Chimeric Antigen Receptor T-cells). Une fois créées, elles sont multipliées avant d’être réinjectées par voie intraveineuse chez les patients pour détruire les cellules tumorales.

Ce traitement a-t-il des effets secondaires ?

Les patients présentent presque tous dans les jours suivant l’injection des CAR-T un syndrome inflammatoire qui se manifeste essentiellement par une forte fièvre. Ils peuvent aussi présenter quelques jours plus tard des signes neurologiques, en particulier des difficultés d’écriture ou de la parole. Ces effets secondaires, de sévérité variable selon les patients, justifient une hospitalisation pour surveillance après la réinjection des CAR-T. Heureusement, les symptômes régressent en quelques jours sans séquelles dans la très grande majorité des cas.

Dans quelles maladies ce traitement est-il utilisé ?

Les cellules CAR-T sont une révolution en hématologie, en particulier dans le traitement des lymphomes et de certaines formes de leucémie. Elles ont permis de nombreuses guérisons définitives et sont couramment utilisées aujourd’hui.

Qu’en est-il pour les lymphomes du cerveau ?

Initialement, les lymphomes du cerveau étaient exclus des essais thérapeutiques des cellules CAR-T, en raison de la crainte d’exposer les patients souffrant d’une pathologie cérébrale à des effets secondaires neurologiques trop importants. Cependant, notre groupe français a montré que les cellules CAR-T pouvaient être utilisées dans les lymphomes cérébraux avec une tolérance tout à fait acceptable. De plus, nous avons observé des réponses fréquentes chez des patients qui étaient résistants à tous les traitements conventionnels. Aujourd’hui, nous utilisons les cellules CAR-T en routine dans les récidives, et nous préparons des essais cliniques pour voir si elles sont efficaces dès le traitement initial.

Qu’en est-il des autres tumeurs cérébrales ?

Pour les gliomes, et en particulier le glioblastome, la situation est plus complexe car les tumeurs sont plus hétérogènes sur le plan biologique et portent de nombreuses cibles possibles. L’une des difficultés rencontrées est l’identification de celles qui sont les plus pertinentes pour fabriquer les cellules CAR-T les plus efficaces. Nous sommes encore en phase d’expérimentation. Trois essais cliniques ont été récemment publiés par des équipes américaines, avec des cas de diminution du volume tumoral, ce qui est très encourageant. À la différence des lymphomes, le mode d’administration des cellules CAR-T se faisait préférentiellement par des injections dans le liquide céphalorachidien pour être au plus près du cerveau. Il faut poursuivre les recherches pour améliorer ces résultats préliminaires, mais il n’y a aucun doute que ce nouveau traitement prendra une place croissante dans le futur en neuro-oncologie.

Immunothérapie et utrasons pour traiter le glioblastome

Soumi Mukherjee est doctorante en sciences et a obtenu une bourse européenne pour développer un projet d’immunothérapie dans le cadre du programme Gliotex-ARTC.

Quel est votre parcours scientifique ?

Une licence en microbiologie, un master en médecine moléculaire et ma passion pour la recherche m’ont poussée à faire un stage au Centre avancé de traitement, de recherche et d’éducation contre le cancer, grand institut spécialisé de Mumbai (anciennement Bombay). J’y ai acquis une expérience spécifique de recherche qui se situe à l’interface entre la biologie fondamentale et la clinique. Cette expérience a renforcé ma motivation pour m’investir dans la recherche en oncologie. En 2023, j’ai rejoint l’équipe Gliotex-ARTC au sein de l’Institut du cerveau pour préparer mon doctorat dédié au traitement du glioblastome, sous la direction du Pr Ahmed Idbaih et du Dr Maïté Verreault.

Pouvez-vous dire quelques mots de votre projet de recherche ?

J’explore une nouvelle stratégie de traitement du glioblastome qui combine deux approches distinctes, en espérant qu’elles seront plus efficaces en se combinant. Il s’agit d’une part des ultrasons pulsés de faible intensité (LIPU) qui agissent en facilitant le passage des médicaments au cerveau pour atteindre la tumeur, et d’autre part de l’immunothérapie. Une étude récente de notre laboratoire a montré que l’association des ultrasons avec un médicament immunostimulant, appelé anti-PD-L1, améliore considérablement la survie des souris atteintes de tumeur cérébrale. Fait surprenant, les ultrasons utilisés seuls semblent déjà avoir aussi un effet stimulant, qui lui est propre, sur le système immunitaire.

Où en êtes-vous dans vos recherches ?

Je teste actuellement d’autres médicaments d’immunothérapie intéressants (anti-PD-1, anti-TIM-3, anti-LAG-3, anti-GAL9) en combinaison avec les ultrasons. J’analyse quelles protéines immunitaires sont les plus présentes dans les cas du gliobastome et de son environnement local pour identifier celles qui pourraient constituer les meilleures cibles pour les traitements. Nos premiers résultats montrent qu’une protéine appelée Gal9 serait une excellente cible pour le traitement (voir la figure).

Vue au microscope d’un glioblastome de souris. Les points roses correspondent à des cellules tumorales au centre de la tumeur, les points verts à divers types de cellules immunitaires et les points jaunes en périphérie de la tumeur, aux cellules présentant une cible (appelée Gal9) pour les nouvelles immunothérapies.

En quoi cette recherche est-elle importante ?

Si nos études confirment que ces nouvelles combinaisons de traitements sont efficaces sur des modèles précliniques, elles déboucheront sur des essais cliniques chez l’humain, et à terme, nous l’espérons, sur de nouvelles options thérapeutiques pour les patients atteints de glioblastome.

Reprogrammer les cellules de glioblastome en neurones

Christophe Heinrich est directeur de recherche au CNRS et chef d’équipe à l’Institut Cellules souches et cerveau à Lyon (INSERM U1208). Il étudie la reprogrammation cellulaire comme approche thérapeutique dans le glioblastome.

En quoi consiste la reprogrammation des cellules de glioblastome ?

Cette reprogrammation consiste à forcer une cellule à acquérir une nouvelle identité par une manipulation génétique. L’identité de la cellule d’origine se trouve ainsi effacée. Aussi, reprogrammer les cellules tumorales de glioblastome qui prolifèrent en neurones – cellules qui ne peuvent pas se multiplier – pourrait s’avérer une stratégie efficace pour effacer leur identité tumorale et ainsi réduire la croissance tumorale, mais également les risques de récidives.

Comment allez-vous procéder ?

À partir de cellules de glioblastome provenant de prélèvements tumoraux de patients opérés, ayant donné leur consentement pour leur utilisation à des fins de recherche, nous chercherons à transformer des cellules de glioblastome en neurones. Pour ce faire, nous activerons, dans les cellules tumorales, des gènes connus pour faire évoluer les cellules en neurones. En utilisant des techniques de pointe de séquençage qui permettent d’analyser l’ARN, nous pourrons déterminer si les cellules ainsi reprogrammées ont bien perdu leur identité tumorale d’origine et ont cessé de proliférer. Pour corroborer ces résultats, nous utiliserons également des prototypes expérimentaux de tumeurs qui se développent dans les trois dimensions permettant de reproduire au plus près l’ensemble des caractéristiques des tumeurs des patients, mais aussi l’environnement tumoral complexe dans lequel elles se développent.

Comment vérifierez-vous le potentiel thérapeutique de cette stratégie ?

Pour cela, nous grefferons des cellules tumorales dans le cerveau de souris, et nous induirons la conversion de ces cellules en neurones au sein même des tumeurs. Nous espérons démontrer que les neurones reprogrammés de cette façon perdront les caractéristiques des cellules tumorales dont ils sont issus, et permettront de réduire la croissance des tumeurs et d’augmenter la durée de vie des animaux. Ainsi, avec le soutien de l’ARTC, notre projet pourrait avoir des implications significatives et mettre en lumière une nouvelle stratégie thérapeutique pour les patients souffrant de glioblastome.

Une nouvelle imagerie pour améliorer le diagnostic et le traitement du glioblastome

Le Dr Francesca Branzoli dirige un groupe de travail dédié à l’imagerie des tumeurs cérébrales à l’Institut du cerveau (ICM). Son projet, soutenu par l’ARTC, utilise une nouvelle technique d’IRM appelée imagerie métabolique au deutérium (DMI).

Quel est l’objectif de votre projet de recherche ?

Le glioblastome produit l’énergie, dont il a besoin pour se développer, en métabolisant les sucres par un processus biochimique particulier générant des lactates. Cependant, des recherches récentes ont révélé qu’un sous-groupe minoritaire de glioblastomes utilise une voie métabolique différente, dépendante des mitochondries. Les mitochondries sont des structures intracellulaires capables de produire de l’énergie. Cette caractéristique pourrait rendre ces tumeurs plus sensibles à des traitements spécifiques qui cibleraient la fonction mitochondriale. Il est donc important d’identifier précocement ces glioblastomes particuliers.

Comment allez-vous procéder ?

Pour atteindre cet objectif, notre équipe a mis au point une nouvelle technique basée sur l’IRM, connue sous le nom d’imagerie métabolique au deutérium (DMI), pour étudier de façon non invasive le métabolisme des glioblastomes. Cette méthode innovante est dite « non invasive » car elle permet d’étudier le métabolisme des tumeurs sans avoir recours à la chirurgie pour recueillir du tissu tumoral.

En quoi consiste cette nouvelle IRM ? Le DMI consiste à faire boire aux patients une solution sucrée totalement inoffensive. Une fois diffusé dans l’organisme, le sucre va être capté préférentiellement dans la tumeur, car les cellules tumorales ont un métabolisme plus rapide que les tissus sains. La tumeur va ensuite transformer le sucre en énergie, et l’imagerie par IRM avancée va permettre de suivre ce processus. En analysant la façon dont la tumeur métabolise le sucre, le DMI permettra de déterminer si elle s’appuie davantage sur les mitochondries, ce qui entraîne un niveau plus élevé des acides aminés tels que la glutamine et le glutamate, ou si elle suit la voie métabolique classique, ce qui se traduit par un niveau plus élevé de lactate, comme le montre la figure :

Après avoir été consommé, le sucre s’accumule dans la tumeur et est converti en lactate (ce qui reflète un métabolisme classique) ou en glutamine/glutamate (ce qui reflète un métabolisme mitochondrial), selon le sous-type de la tumeur. Cela permet une classification précoce de la tumeur en fonction du métabolisme du sucre utilisé.

Par ailleurs, nous utiliserons une IRM très puissante de 7 Tesla (unité de mesure des champs magnétiques) récemment acquise à l’ICM, qui améliorera considérablement la précision de cette technique d’imagerie.

Quelles sont les perspectives ?

Le DMI pourrait permettre une détection plus précoce des sous-types de glioblastome et un traitement plus personnalisé et efficace basé sur le métabolisme de la tumeur. Il contribuerait également à un meilleur suivi de la réponse au traitement au fil du temps.

Un rôle des pesticides dans le glioblastome

Le projet CERVO, intitulé « Cancérogenèse et résistance aux traitements après exposition à des pesticides utilisés en viticulture dans les glioblastomes » et porté par Augustin Le Naour et l’équipe RADOPT du Centre de recherches en cancérologie de Toulouse, a reçu en 2024 un soutien de l’ARTC.

Pourquoi s’intéresser aux pesticides ?

Des facteurs environnementaux, tels que l’exposition aux pesticides, pourraient jouer un rôle dans l’apparition des glioblastomes. En 2021, une expertise collective menée par l’INSERM a mis en évidence un lien entre l’exposition aux pesticides et une augmentation du risque de développer un gliome, un type de tumeur cérébrale dont fait partie le glioblastome. Ce risque concerne aussi bien les enfants que les adultes, notamment les personnes travaillant dans l’agriculture ou vivant à proximité de zones d’épandage.

Les pesticides pourraient également interférer avec l’efficacité des traitements contre le glioblastome ?

En effet, au-delà de leur implication dans l’apparition des cancers, les pesticides pourraient également modifier la réponse des tumeurs aux traitements, en favorisant des mécanismes de résistance. Cela signifie que les cellules tumorales exposées aux pesticides pourraient être moins sensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie. Jusqu’à présent, aucune étude n’a ciblé précisément l’impact des pesticides dans la résistance des glioblastomes aux traitements standards. Or, comprendre ces mécanismes est essentiel pour améliorer la prise en charge des patients et proposer des traitements plus adaptés.

Comment allez-vous conduire votre recherche ?

Notre étude vise à analyser, en laboratoire, comment les pesticides peuvent influencer le développement et la résistance des cellules tumorales du glioblastome. Pour cela, nous allons :

  • exposer des cellules saines du cerveau et des cellules tumorales à des mélanges de pesticides représentatifs de ceux utilisés en viticulture ;
  • observer les effets toxiques de ces pesticides sur les cellules saines, notamment leur capacité à favoriser la transformation en cellules cancéreuses ;
  • tester si les cellules tumorales exposées aux pesticides réagissent différemment aux traitements standards associant la chimiothérapie (témozolomide) et la radiothérapie ;
  • identifier les mécanismes de résistance mis en place par les cellules tumorales exposées aux pesticides.

Quelles retombées pourrait-on attendre ?

Si nous parvenions à identifier des biomarqueurs d’exposition aux pesticides et de résistance aux traitements, il serait possible à l’avenir de mieux anticiper la réponse d’un patient au traitement standard. Cela pourrait ouvrir la voie à une médecine plus personnalisée, où les patients exposés aux pesticides pourraient bénéficier d’un traitement ajusté dès le départ, augmentant ainsi leurs chances de survie. Enfin, cette étude pourrait permettre d’explorer de nouvelles stratégies thérapeutiques en testant des molécules capables de contourner les mécanismes de résistance identifiés. Ce serait une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie. Cette recherche constitue une première dans l’étude de l’impact des pesticides sur la réponse des glioblastomes aux traitements.

Hypothèses : l’exposition de cellules saines neurales à des pesticides entraine leur transformation en cellules tumorales. Ces cellules tumorales, exposées aux pesticides, résistent plus aux traitements par radiothérapie et chimiothérapie.

Un groupe dédié à la communication de l’ARTC

L’ARTC développe sa communication

Sébastien Bornais, membre du conseil d’administration de l’ARTC et créateur de la troupe artistique « Des Vies » qui œuvre pour l’ARTC-Fonds Thomas Berthy, a accepté en octobre 2024 d’animer une équipe dédiée à la communication de l’association.

Pourquoi une équipe de communication ? 

Force était de constater que malgré plus de trente ans d’existence et un soutien fort et reconnu aux équipes médicales, aux chercheurs et aux patients, l’association devait investir davantage pour accroître sa visibilité afin de mieux se faire connaître ainsi que ses actions de soutien aux patients et leur famille, et pour faire progresser la recherche.

Qui compose cette équipe et comment vous organisez-vous ?

L’équipe est composée de patients, d’aidants, de responsables de délégation, d’administrateurs, de chercheurs, de médecins, de neurochirurgiens… Nous nous réunissons toutes les trois semaines pour définir un plan d’action à court, moyen et long terme, pour échanger et pour mettre en place des actions concrètes de communication, déjà engagées ou à venir. On peut citer le développement des réseaux sociaux, l’évolution du site internet, la mise en place de moyens d’information pour les patients et leurs familles, l’évolution du statut d’adhérent, la mise en place d’une Newsletter…

Bénéficiez-vous de l’aide de professionnels ?

Effectivement, dans le même temps, il a été décidé de renforcer cette équipe par des professionnels de la communication. Leslie Lagneau, déjà partenaire de l’association, intensifiera son activité pour le développement de la communication et des réseaux sociaux. La société LauMa Communication va apporter son savoir-faire pour développer le réseau des grands donateurs et pour mettre en place un plan de communication annuel plus incisif. La société Sloop, qui œuvre déjà pour le Fonds Thomas Berthy et la troupe artistique caritative « Des Vies », travaillera sur d’autres sujets stratégiques dès le second trimestre 2025. Pour que cette action soit complète, l’équipe de communication a le plaisir d’accueillir des étudiants qui mettront leurs talents au service de l’association. Une équipe du Toulouse Business School travaillera sur l’attractivité de la neuro-oncologie auprès des jeunes médecins pour les inciter à faire carrière dans cette spécialité encore mal connue, et ainsi contribuer à l’avancée de la recherche. Une équipe de l’Essie-IT Paris va réfléchir à la mise en place d’un Intranet pour améliorer la communication interne entre les délégations régionales de l’ARTC.

Quand verra-t-on les premiers résultats de vos actions ?

Beaucoup d’actions et de partenariats sont ainsi engagés pour atteindre nos objectifs et pour pérenniser l’activité de l’association. Même s’il reste beaucoup de travail à faire, les premiers résultats se ressentiront dès la fin de ce premier semestre 2025.

Comment pouvons-nous contribuer à vos actions ? 

Chacun peut être un acteur et aider au développement :

– likez, partagez, commentez… les réseaux sociaux (Facebook : ARTC France, Instagram : artc_asso, Linkedin : ARTC – Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales)

– consultez le site Web de l’ARTC : https://artc.asso.fr/

– parlez de l’association autour de vous…

– Nous avons aussi créé une adresse-mail pour que vous puissiez apporter vos idées, n’hésitez pas à l’utiliser ! : communication@artc.asso.fr

L’ARTC et les Journées nationales du cancer du cerveau

C’est en tant que responsable de la Commission des patients et des usagers de l’ARTC que Monique Haillant a participé activement aux deux Journées nationales du cancer du cerveau (JNCC) qui se sont déroulées le 7 décembre 2023 et le 2 décembre 2024 à Paris.

Pourquoi une Journée nationale du cancer du cerveau ?

Parce que ce cancer est peu connu malgré une incidence en augmentation continue en France : 5 886 cas nouveaux de tumeurs cérébrales malignes en 2018, selon l’Institut national du cancer.

Comment ces Journées ont-elles été organisées ?

Cinq associations (ARTC, ARTC Sud, Des Étoiles Dans La Mer, Oligocyte Bretagne et Plus Cérébrale Que Nous Tumeur !) dédiées aux personnes souffrant de cancer du cerveau se sont unies pour composer le programme de ces journées, avec l’aide d’une agence de communication spécialisée dans ce type d’événement.

Quels en ont été les objectifs ?

L’objectif de la première édition était d’ordre général. Il s’agissait de sensibiliser le grand public, et aussi l’ensemble des acteurs de santé et des décideurs institutionnels, aux enjeux liés à ce cancer particulier qui touche cet organe complexe qu’est le cerveau et ses fonctions essentielles (cognitives, motrices, sensorielles…). Il a été présenté un état des lieux des connaissances et des traitements de la maladie.

Celui de la seconde a été davantage centré sur la sensibilisation des pouvoirs publics aux besoins insuffisamment pourvus en soins de support, face au vécu des personnes atteintes par cette maladie et de leurs aidants, afin d’améliorer leur qualité de vie, du diagnostic à la rémission ou à la fin de vie. Des documents ciblés ont été rédigés à cet effet. Cette journée a permis des rencontres et des échanges fructueux avec des professionnels de santé.

À cette occasion, il a été aussi décidé d’envoyer un courrier collectif à la directrice de Santé publique France afin de relancer la création du Comité d’experts sur l’épidémiologie des tumeurs cérébrales, dont l’incidence augmente, annoncée pour le 1er trimestre de l’année 2023, suite notamment aux résultats de l’étude épidémiologique menée par le Pr Luc Bauchet dans le sud-ouest de la France. Ce courrier a été rédigé par la délégation ARTC Pays d’Adour et signé par les présidents des cinq associations.

Que s’est-il passé par la suite ?

Le sénateur Philippe Mouiller, le parrain de la seconde édition des JNCC, a accepté de recevoir les représentants des associations dans le courant de l’année 2025.

Les députés Michel Lauzzana, Sandrine Runel et Cyrille Isaac-Sibille, membres de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, les ont rencontrés en visioconférence au cours des dernières semaines. Ils ont tous trois souhaité recevoir un résumé des propositions que nous formulons, en matière de soins de support, pour tenter de surmonter les obstacles à la prise en charge adaptée des patients atteints de tumeur cérébrale. Certains d’entre eux ont envisagé de poser une question écrite au ministre de la Santé. De plus, afin de promouvoir la recherche épidémiologique concernant les glioblastomes, ils ont été d’accord pour saisir à leur tour Santé publique France et appuyer notre demande de création du Comité d’experts sur l’épidémiologie des tumeurs cérébrales, en transmettant personnellement le courrier collectif envoyé par les cinq associations.

Le résultat de ces démarches ?

À ce jour, bien sûr nous l’ignorons encore. Toutefois nous avons bon espoir d’avoir fait bouger un petit quelque chose pour la prise de conscience des difficultés de la mise en place des soins de support proposés aux patients et aux aidants dans leur quotidien, et voulons croire que cela contribuera à améliorer leurs situations.